C’était notre 4e visite en Islande. Quand on me demande pourquoi on y retourne, je n’arrive jamais à trouver les mots. C’est un sentiment. Un état d’être. Une paix intérieure, un spark créatif, une liberté inégalée.
C’est comme la maison. Mon cœur est bien là-bas. Après quatre voyages, on a nos repères, nos cafés, nos boutiques préférées, nos bonnes adresses. On a des secrets bien gardés, on comprend la météo (en fait on comprend qu’il n’y a rien à comprendre), et on est prêts à se sentir minuscules devant l’immensité de ces décors.
Avec les filles qui grandissent à vue d’œil, on a aussi gagné en liberté! Cette fois-ci, on a osé des randonnées qu’on aurait sûrement moins appréciées il y a trois ans, quand Béa refusait catégoriquement le porte-bébé 😅. Elles nous ont franchement impressionnés! Même quand j’avais moi-même des doutes face à la longueur et au dénivelé, mes filles m’ont vite rappelé que “Maman, come on. C’est sûr qu’on est capables, on est fortes.” 🥹
Je dois absolument vous parler de notre expérience avec un Puffling Release! Ça a été un de nos moments préférés de toutes nos visites en Islande.
Lors de notre voyage en 2022, les parents d’Olivier avaient offert aux filles un livre populaire dans les boutiques locales : “The Little Puffling”. Elles l’ont lu et relu sans jamais imaginer qu’on vivrait l’expérience pour vrai, trois ans plus tard!
En résumé, le livre explique que lorsque les jeunes macareux (pufflings) quittent le nid ou le terrier, ils n’arrivent pas tous à rejoindre la mer. Certains, désorientés par les lumières de Vestmannaeyjar, s’aventurent vers la ville et se retrouvent coincés dans les rues, sur les trottoirs ou dans les cours intérieures. Sans aide, ils risquent de ne jamais atteindre l’océan. Heureusement, chaque année, des enfants sillonnent la ville avec une boîte en carton et une lampe de poche pour sauver les pufflings égarés. Généralement, l’oiseau passe la nuit chez son sauveur. Si tout va bien, il est ensuite relâché à la mer.
On a donc participé à la Puffling Patrol les deux soirs passés sur l’île. L’ambiance était magique : des enfants et des familles circulaient partout, lampe de poche à la main, à la recherche de bébés macareux. On a demandé des conseils, pris nos chocolats chauds, et on s’est promenés de nuit dans le port de Vestmannaeyjar.
Le premier soir, on est rentrés bredouilles, un peu déçus, mais surtout épuisés par le voyagement et le décalage horaire. On a retenté le coup le lendemain, encore sans succès. On allait abandonner quand on a vu une jeune fille attraper un puffling. Déjà, voir un bébé macareux d’aussi près, c’était un rêve!
On est retournés coucher les filles, et j’ai demandé à Oli de repartir “au cas où”. J’étais sous la douche quand j’ai reçu son appel :
— « Mily. JEN-AI-UN. » Je vous laisse imaginer nos faces à ce moment-là. Je sais pas si on réagirait aussi fort si on gagnait à la lotto. 😂
C’est comme ça qu’on a passé la nuit avec un bébé macareux dans notre Airbnb, trop excités pour bien dormir et impatients de réveiller les filles le lendemain matin. Dès leur réveil, on leur a présenté “Puff” (le nom donné par Béa, qu’on a trouvé parfait et franchement logique 👌). Puis, direction le lookout. C’est un endroit sécuritaire, choisi pour donner aux pufflings les meilleures chances de s’envoler. On a dit au revoir à Puff, les larmes aux yeux, comme si on laissait partir un de nos enfants. 😅
Et voilà comment, en famille, on a sauvé un bébé macareux à Vestmannaeyjar. Être au bon endroit, au bon moment de l’année et vivre une telle expérience… c’est l’une des mille raisons pour lesquelles on voyage et pourquoi je vais toujours prioriser les expériences en famille. C’est un souvenir qu’on gardera pour la vie.
Je vous laisse avec un aperçu de notre album de famille.
J’aime tellement photographier l’Islande!
On a déjà hâte d’y retourner, en espérant croiser un Puffin adulte surnommé Puff.
xxx
Emily