C’est le temps de l’année où je déprime avec le manque de soleil.
Je pensais donc à notre voyage au Costa Rica qu’on a fait en novembre 2024, dans l’espoir d’aller se recharger.
Plot twist… on a eu du soleil qu’une seule journée sur toute la semaine là-bas!
Je te parle de la fois où on est restés pris dans une tempête tropicale au Costa Rica. Ça part!
Le premier matin à Liberia, on s’est fait réveiller par de gros sons. On pensait que c’était des chiens vraiment fâchés, et ça durait vraiment longtemps…
Pour finalement comprendre que c’était des singes hurleurs!
Ça commençait en force.
Ce qui est important de comprendre dans notre style de voyage, c’est qu’on est moins du genre à relaxer…
On aime tout voir, se déplacer et s’imprégner le plus possible de tout.
Non mais, tant qu’à voyager, tsé?
On a donc tout de suite pris la route pour La Fortuna.
Les paysages m’ont beaucoup fait penser au Honduras (mon premier voyage à vie, à 16 ans. Je vous en reparlerai si vous voulez!).
Arrivés à la chute de La Fortuna, et après avoir géré un malentendu de réservation, et donné de la monnaie à un inconnu dans le stationnement pour qu’il nous aide avec la réservation (merci, Mr.!), on s’est mis à marcher.
Notre randonnée? 3,1 km aller-retour, mais avec une finale de 250 marches à descendre… et donc à devoir remonter.
En adultes, tout ça est toujours easy breezy, mais avec les filles, c’est plus un gamble.
Elles peuvent être au top de leur forme à faire un 14 km de montagnes en Islande, et aussi bien traîner de la patte pour faire les 700m jusqu’à l’école, tu vois.
Heureusement, la vipère, la tarentule, les fourmis coupe-feuille et le paresseux qu’on a vus nous ont motivées.
L’humidité de la jungle est quelque chose, les feuilles verdoyantes et l’eau d’un bleu irréel de la chute est à couper le souffle.
On raconte que, lorsque le monde a été créé, Dieu (ou les esprits de la nature, selon les versions) a peint le ciel avec des pinceaux de lumière. Quand il eut terminé, il lava ses pinceaux dans une rivière cachée au cœur de la forêt tropicale.
L’eau s’est alors teintée de ce bleu irréel — un bleu ni du ciel ni de la mer, mais de quelque chose entre les deux : un bleu sacré.
Il existe aussi une autre version, plus mystique encore.
On dit que la rivière est née des larmes d’une déesse de la forêt, pleurant la beauté du monde qu’elle voyait se fragiliser. Ses larmes se seraient mélangées aux minéraux de la terre volcanique, créant ce bleu laiteux qui semble irréel. La rivière serait donc à la fois un symbole de beauté et de deuil.
J’adore apprendre les légendes et les histoires des pays que je visite. C’est tellement riche.
Béa a même perdu son chapeau, emporté par le vent, directement dans la chute. On se dit que c’était notre offrande à la déesse de la forêt.
Une autre de mes passions, c’est de trouver nos logements en voyage.
Y’a rien qui bat la trouvaille d’une pépite d’or, comme une maison en altitude dans la jungle du Costa Rica, avec une douche qui donne sur l’extérieur, une piscine privée et des vaches comme voisines. Et surtout, qui est dans notre budget.
C’est tellement l’idéal quand on peut tout prendre des paysages et s’imprégner du pays directement de notre point de repère.
Essaie d’avoir mieux que de prendre ton café en regardant les toucans, en entendant les singes et en ayant des tonnes de papillons qui volent autour de toi.
On a bien fait d’en profiter à ce logement, parce que la vraie aventure commencerait bientôt!
Après notre journée à explorer le Parc national du volcan Arenal et ses ponts suspendus (c’est tellement épeurant, SOS!), on a pris la route pour Santa Teresa.
On a décidé de prendre la route rapide et de passer par le traversier.
Ce que personne ne dit sur les blogues, c’est que la route tourne tellement en S que tout le monde a la nausée. Altitude + route qui serpente + vitesse pour ne pas manquer le traversier = vomi d’enfant.
C’était… super, dans la voiture de location. 😅
Quel soulagement d’arriver sur le traversier à temps. Encore plus grand soulagement quand on est enfin arrivés à destination, sur terre ferme, et qu’on a pu se remettre de nos nausées.
On allait pouvoir dormir comme prévu dans notre logement au cœur de Santa Teresa : village côtier reconnu pour son surf et son yoga, sa vibe bohème, ses couchers de soleil, ses smoothie bowls, et où tout le monde marche pieds nus et semble vivre au ralenti.
Tout y était pour qu’on se pose en mode Pura Vida.
Sauf que tout était inondé… La tempête tropicale Sara a décidé de frapper lors de notre passage.
À part avoir manqué le soleil, on s’en est bien tirés. On s’est toujours sentis en sécurité, mais la tempête a causé de très fortes précipitations, des inondations importantes dans plusieurs régions et des glissements de terrain. Les articles que je voyais circuler et les alertes météo commençaient à me stresser… surtout avec nos enfants!
Les routes commençaient à fermer, les détours apparaissaient sur nos applications… On avait quand même hâte de se rapprocher de l’aéroport. On a moins profité de Santa Teresa que prévu, mais le côté positif, c’est qu’on a souvent eu la plage rien que pour nous ! 🌴🌊
On voulait finir notre séjour à Tamarindo, faire les boutiques et profiter de la plage avant de rentrer chez nous.
Moins grand coup de cœur pour cette ville, puisque plus touristique, mais j’imagine que les couchers de soleil doivent être à couper le souffle.
Le soleil ne s’est jamais montré, mais on a quand même réussi à en profiter. Je pense que mes cheveux n’ont jamais été complètement secs, haha! L’eau formait des vagues dans les rues, le son de la pluie sur les toits était saisissant. On s’est même baignés, tant qu’à être complètement mouillés! Heureusement, il me suffit d’un petit trip à l’épicerie dans un autre pays pour être heureuse. On a cuisiné et profité de notre Airbnb.
Puis, la veille de notre départ, nous nous sommes couchés avec les valises faites, nos vêtements prêts et de côté, et la réservation de sièges complétée.
Au réveil… un courriel de la compagnie aérienne nous annonçant l’annulation de notre vol. Après quelques appels, on comprend que la piste d’atterrissage de l’aéroport s’est affaissée. Aucun vol ne part de Liberia. La cause; la piste jugée trop dangereuse pour atterrir ou décoller. Suuuuuper. 😅
Après des heures au téléphone et deux nuits de plus que prévu au Costa, on a réussi à avoir des places sur un vol partant de San José. On a roulé jusque-là, dormi dans un hôtel, Oli a fait de la moto (une aventure inattendue en retournant la voiture de location), et finalement, on avait les pieds à l’aéroport de la capitale, billets en main.
Le plus beau souvenir, c’est de se faire surprendre par ma sœur, son amoureux et leurs filles à l’aéroport de Montréal. Ils avaient fait la route depuis Magog pour venir nous serrer dans leurs bras. On avait réussi à revenir, en sécurité, et les gens qu’on aime nous ont accueillis en héros ! ✨
Le Costa Rica nous en a fait voir de toutes les couleurs!
On a appris qu’un voyage, ce n’est pas juste la météo parfaite, mais tous ces imprévus qui deviennent des histoires à raconter plus tard.
On a beau planifier, les meilleurs moments sont ceux où l’on n’a absolument aucun contrôle sur la situation et où l’on peut juste rire et se créer des souvenirs qui restent avec nous.
Costa, je vois ça comme une invitation à te revisiter.
Tu me dois quand même au moins un coucher de soleil!
xx
– Emily